Lombalgie
La lombalgie commune est un réel problème de santé publique. Dans la grande majorité des cas, elle évolue favorablement dans les 4 à 6 semaines. Il est indispensable d’évaluer le risque de passage à la chronicité.
Contrairement aux idées reçues, l’activité physique représente le principal traitement des lombalgies communes.
Lombalgie / fessalgie
Qu’est-ce qu’une lombalgie ?
La lombalgie se caractérise par une douleur située entre la charnière thoraco-lombaire et le pli fessier inférieur, soit dans le bas du dos. Elle est très fréquente et s’améliore généralement en quelques semaines.
On distingue deux types de lombalgie:
- La lombalgie aiguë, anciennement appelée “lumbago”
- La lombalgie chronique, définie par une durée supérieure à 3 mois.
Quelles sont les causes possibles d’une lombalgie ?
Les causes de la lombalgie diffèrent selon qu’elle est aiguë ou chronique ou chronique. Néanmoins l’âge, le manque d’activité et la sédentarité sont des facteurs de risque communs.
Dans le cas d’une lombalgie aiguë, les facteurs de risque sont :
- Un effort intense
- Un faux mouvement, qui peut être un mouvement ordinaire du quotidien
- Un stress psychique intense.
Une lombalgie chronique peut résulter de la non-résolution d’une lombalgie aiguë. Elle peut également avoir des causes psychologiques (faible soutien de l’entourage, stress, mauvais moral…) ou être liée à une mauvaise prise en charge de la douleur.
Les types de lombalgies
Une lombalgie facettaire (les facettes permettent l’articulation entre deux vertèbres) peut se manifester par des symptômes tels qu’une rotation du bassin difficile et douloureuse, un besoin de faire le dos rond pour se soulager pendant la marche ou même une impossibilité à courir.
Le syndrome sacro-iliaque se manifeste par des douleurs d’un seul côté, soit dans le bas du dos, la fesse, l’aine ou même la cuisse. Des difficultés à s’asseoir peuvent également être ressenties.
La hernie discale lombaire peut être une cause de lombalgie : il s’agit d’une douleur qui descend à l’arrière et sur le côté de la cuisse, dans le mollet et jusqu’au pied.
Les autres lombalgies, dites “lombalgies spécifiques” peuvent être liées à des maladies déjà existantes, notamment une scoliose, une spondylarthrite ankylosante, une fracture, une infection de la colonne vertébrale ou encore une tumeur vertébrale.
Diagnostic des lombalgies
Le diagnostic de lombalgie peut être posé lors d’un examen clinique accompagné d’un interrogatoire pour rechercher d’éventuels signes d’alerte. Il doit être mené pour toute douleur lombaire récente, aggravation des symptômes ou apparition de nouveaux symptômes.
Ces signes d’alerte, ou “drapeaux rouges”, comprennent notamment :
- Une douleur de type non mécanique, présente même au repos et pendant la nuit
- Un symptôme neurologique étendu
- Un traumatisme important
- Une perte de poids inexpliquée
- Une déformation structurale de la colonne vertébrale
- De la fièvre
- Une altération de l’état général.
En l’absence de ces symptômes, il ne convient pas de réaliser d’imagerie rachidienne. Néanmoins, pour établir le risque de chronicité, il est recommandé d’effectuer une recherche précoce des facteurs de risque psychosociaux, appelés les “drapeaux jaunes”.
Quel est le traitement des lombalgies ?
À chaque type de lombalgie correspond une prise en charge personnalisée.
Le traitement principal des lombalgies communes repose sur l’activité physique (activité progressive et fractionnée selon la préférence du patient, selon la HAS). La prise en charge du patient doit être globale, et prendre en compte le vécu du patient et sa douleur. Une décision médicale partagée permettra de s’orienter vers un traitement médical ou chirurgical, en fonction du besoin.
Dans le cas d’une lombalgie chronique (ou à risque de chronicité), la prise en charge est pluridisciplinaire: kinésithérapeute, rhumatologue, médecin du travail ou spécialiste de la douleur, chirurgien du rachis.
Le traitement médical des lombalgies
La prise d’antalgiques en première intention (à type de paracétamol ou AINS) suffit pour gérer les accès douloureux de la lombalgie commune.
En cas de douleurs plus intenses et en seconde intention seulement, un traitement plus puissant peut être prescrit, avec des opiacés ou des décontractants musculaires.
Traitement chirurgical des lombalgies
En cas d’échec de la prise en charge multidisciplinaire, les recommandations de la HAS prévoient la possibilité d’une arthrodèse pour la lombalgie chronique.
L’objectif de cette intervention, réalisée sous anesthésie générale, est d’enlever le disque endommagé pour fixer deux (ou plusieurs) vertèbres entre elles, pour qu’elles ne puissent plus bouger les unes par rapport aux autres.
Dr Ahmed Benzakour
Je consacre mon activité à la prise en charge des pathologies du rachis, qu’elles concernent la région cervicale, dorsale ou lombaire. Mon approche repose sur une évaluation précise de chaque situation afin de proposer le traitement le plus adapté, qu’il soit médical, interventionnel ou chirurgical.
- Je suis enregistré au Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) sous le numéro RPPS: 10100662401
- Je suis ancien Chef de Clinique des Hôpitaux et praticien spécialisé en chirurgie du rachis.
- Je suis formé aux techniques de décompression, stabilisation et reconstruction rachidienne.
- Je participe régulièrement à des congrès et formations dédiés à la chirurgie du rachis.